Qui choisir entre Tremblay, Bergeron et Harel?
Après le débat désastreux de lundi dernier, plusieurs personnes se demandent encore pour qui voter. Du côté de La Presse, Alain Dubuc penche nettement pour Gérald Tremblay, tandis que Nathalie Collard écrit « Des trois partis, c’est l’approche de Projet Montréal qu’il faut adopter: un financement populaire et transparent. »
Richard Bergeron invite les électeurs montréalais à délaisser « deux anciens politiciens provinciaux devenus chefs de vieux partis municipaux » pour choisir Projet Montréal dont le chef « n’a qu’une seule cause : Montréal ». Il ajoute que Projet Montréal est « un parti propre, financé exclusivement par la population ».
Est-ce assez pour inciter les électeurs à choisir Projet Montréal ? Alain Dubuc pense que non. Il qualifie Richard Bergeron de « hurluberlu bavard (…) qui n’a pas ce qu’il faut pour diriger une grande ville ». Le qualificatif hurluberlu fait sans doute référence aux déclarations malheureuses de M. Bergeron, déclarations dont j’ai parlé dans des billets précédents et que ses adversaires utilisent abondamment. J’aurais aimé que M. Dubuc justifie l’emploi de ce qualificatif, mais bon, c’est son opinion et il tente d’influencer l’électorat, comme le font les médias lorsque, dans un éditorial, ils fixent leur choix sur un parti la veille d’une élection.
Dans le fond, ce qui ressort de toutes les opinions et les analyses, c’est l’absence d’un véritable leader charismatique, de la trempe des Jean Lesage, René Lévesque et Lucien Bouchard pour ne nommer que ceux-là. Car ce qu’on entend à propos des trois leaders actuels, ce sont des qualificatifs du genre « technocrate, prof d’université, animatrice culturelle et communautaire, etc. »
Quant aux messages que les électeurs souhaitent entendre, ils se font encore attendre selon certains.
Mots-clefs :Alain Dubuc, Elections, Géralt Tremblay, La Presse, Louise Harel, Montréal, Nathalie Collard, Projet Montréal, Richard Bergeron


[...] le souligne Pierre Bouchard de la firme Indico Communications: “(La Presse) tente d’influencer l’électorat, comme le font les médias lorsque, dans un [...]
Évidemment, le commentaire d’Alain Dubuc n’est qu’un endossement pour (encore une fois) le status quo à la mairie de Montréal. Il est clair que Gérald Tremblay est le choix du gouvernement Charest afin de garder la mainmise sur le moteur économique de la province.
De là à comparer Richard Bergeron à une borne fontaine, il y a des limites – il est clair que notre ami Dubuc devient de plus en plus « crouteux » avec l’âge…
Il y a aussi ton point sur le manque de leaders : peut-être que justement, il est grand temp de revoir nos perceptions face à la politique et de concevoir que le leader en question est peut-être plus la somme des composantes d’un parti (candidats, idées, bénévoles, contenu du programme, etc.) qu’un d’un seul chef figure de proue pour qui on vote si « on l’aime » ou non.
Les temps où les enjeux étaient les affaires de quelques chefs carismatiques sont terminés. En cette aire de rassemblement d’idées version Web 2.0, nous avons probablement le secret de la politique du futur : le contenu et non le contenant. Wow! quelle idée…
Philipe,
Il est peut-être temps, comme tu l’écris, de revoir nos perceptions sur les leaders. La véritable question est : est-ce que la population est prête à changer ses perceptions et sa vision d’un leader ou d’un parti dont la somme des éléments serait en mesure d’accomplir un bon travail?
J’ai porté plainte au Conseil de Presse. Pour ce que ça vaut! Geste symbolique avant tout. Bien hâte de voir l’éditorial d’André Pratte samdi prochain. C’est là qu’on pourra constater la véritable position de l’empire.
Jeanne,
Certaines sources me disent que l’équipe éditoriale de La Presse pourrait ne pas se prononcer dans la course à la mairie. Il semble qu’il n’y a pas unanimité en faveur d’un candidat au sein de cette équipe.