Je m’emploie à dire et à écrire que les paradigmes de communication changent. À telle enseigne qu’on ne peut plus faire de la communication (relations publiques, publicité et marketing) de la même manière qu’il y a 5 ans à peine. En communication / relations publiques, je crois beaucoup plus au pouvoir des conversations qu’à la simple émission de messages contrôlés. Mes clients et les expériences que je vis avec eux me le démontrent amplement.
En faisant ma vigie Internet aujourd’jui, je tombe sur ce billet de Benoit Raphaël publié dans Demain tous journalistes !. Il cite Maurice Levy, président du directoire de Publicis (rappelez-vous mon billet sur la déclaration de Yves Gougoux de Publicis ici). Je remarque que l’entrevue accoréde par Maurice Levy coïncide avec le discours de Yves Gougoux, livré à peu près à la même date.
Maurice Levy parle avec raison d’hypersegmentation des publics, ce qui rend moins efficace l’émission de messages contrôlés via les canaux de masse traditionnels. Il faut désormais faire des efforts afin de trouver les communautés qui intéressent nos clients et ensuite faire un autre effort afin d’identifier les moyens de communication que les rejoignent. Il faut ensuite donner aux membres de ces communautés la possibilité de réagir, de commenter et de poser des questions en regard du message. Il faut enfin convaincre le client de “s’exposer” à ces conversations et de s’y engager avec ouverture et transparence. Pourquoi est-ce si important de donner la possibilité aux communautés de réagir ? Tout simplement parce que, ainsi, nos clients savent comment ces communautés ont interprété leur message. Nos clients découvrent ce qui a passé et les aspects du message qui ne passent pas ou qui sont incompris. On peut alors, pour nos clients, ajuster le message et en arriver à ce qu’il soit bien compris. First Capital a accepté de dialoguer avec une communauté. Jusqu’à maintenant, ça lui réussit fort bien.
L’amie Michelle Sullivan me pointe vers le blogue d’Isabelle Juppé qui mentionne le blogue Marché Vieux-Longueuil et celui de Moisson Montréal. Son billet est ici.

J’apprends, par le billet de Novae, l’ouverture d’un centre commercial écologique, une première réalisée de mon client, First Capital. Le centre commercial sera doté d’une toiture blanche, réduisant le phénomène d’ilôt de chaleur, et d’équipements à faible consommation d’eau, pour ne nommer que ces caractéristiques. Le marché Vieux-Longueuil, actuellement en construction, sera aussi construit en appliquant les principes LEED. L’article de Novae est ici.

Intéressantes conversations ce soir à Yulbiz. Le copain et coach Philippe Martin, de retour de Bordeaux, m’apprend que les agences de communication de la région d’Aquitaine, ainsi que le maire de Bordeaux, Alain Juppé, ont été vivement intéressés par le blogue du marché Vieux-Longueuil qu’il leur a présenté. Vous pouvez lire son billet ici. Ça fait un petit velours d’apprendre cela.
J’ai conversé aussi avec Renée Wathelet qui blogue à partir de l’île de Montréal et de Isla Mujeres. Hum. Quand vais-je me décider de bloguer une partie de l’année à partir de Cassis ?
Enfin, nous avons tous porté un toast émouvant à Michelle Blanc que nous accompagnons de nos pensées. C’était le dernier Yulbiz de la saison.
La semaine dernière, je donnais une formation de porte-parole à quatre présidents d’ordres professionnels. À un moment donné de la formation théorique, j’aborde les nouveaux médias. Vous comprendrez évidemment que je parle des blogues et des réseaux sociaux tels Facebook. Mon message est toujours le même : “Il y a, dans la toile, des conversations sur vous, sur votre ordre. Il vaut mieux savoir ce qui se dit sur vous que de l’ignorer.” À la fin de ma formation, alors que je demandais des commentaires, l’un d’eux m’a dit qu’il avait particulièrement retenu l’aspect des conversations dans le net et de la nécessité de faire une vigie. Wow ! Je ne suis pas habitué à une réaction aussi rapide et surtout à une acceptation du phénomène conversationnel dans le net. En voilà un qui a compris rapidement.
Pénélope Riopelle, une amie Facebook, m’invite à joindre à Vélorution en allant sur l’excellent site À vélo citoyens. Allez voir les autres groupes sur le vélo en libre service, le métro toute la nuit, l’interdiction des sacs en plastique.
Récemment, j’ai travaillé pour la Ville de Montréal, plus particulièrement sur le plan de transport qui vient tout juste d’être dévoilé. Il n’y a rien de tel que travailler sur un sujet pour non seulement l’approfondir, mais pour s’en faire une opinion. Alors, voilà, j’y vais de mon plaidoyer personnel. Nous avons un excellent plan - qui a d’ailleurs fait l’unanimité - qui doit être réalisé sans tarder. On perd 1 milliard de dollars par année juste à cause de la congestion routière, matin et soir, en plus des bouchons qui surviennent la fin de semaine. L’automobile est responsable à elle seule de 40 % des gaz à effet de serre dans la région métropolitaine. On perd un temps fou dans ces bouchons, ce qui se traduit par une perte de productivité de nos entreprises. Bref, les arguments ne manquent pas pour nous convaincre de réaliser ce plan au plus vite.
Malheureusement… J’ai observé les réactions des médias et des élus suite aux annonces faites par André Lavallée. Misère. Chacun y va de sa petite objection non pas sur le principe, mais sur la réalisation. Est-ce qu’on pourrait, une fois, s’unir et travailler à réaliser un projet qui aura de formidables impacts sur la grande région métropolitaine ?
J’ai porté une attention particulière à la communication et au sens de cette communication. André Lavallé a très bien expliqué les efforts faits par la Ville de Montréal pour trouver des avenues de financement. Il a expliqué tous les refus essuyés par la Ville de Montréal. Il a enfin rapporté qu’une avenue de financement, les péages régionaux, semblait ne pas rencontrer trop d’opposition. Il a proposé d’en débattre cet automne. Il a aussi insisté que les sommes recueillies par ces péages seraient redistribuées à toutes les villes de l’agglomération pour réinvestissement dans des infrastructures de transport. Tous les médias ont reçu le texte du discours. C’était clair, très clair. Qu’est-ce qu’on a lu dans les journaux dans les jours qui ont suivi ? Un concert de protestations de la part des maires des villes de banlieue sur les péages montréalais. Est-ce qu’ils n’ont rien compris ? Je ne le crois pas. Mais c’est tellement plus controversé d’opposer les maires de la banlieue à l’administration montréalaise. Il va falloir répéter le message…

Mardi dernier, j’étais à 3e Mardi/Third Tuesday afin de ne pas manquer la présentation de Stéphanie Lassonde et son équipe, Marie-Gabrielle Ayoub et Marie-France Coutu, sur l’utilisation des applications du Web 2.0 dans leur stratégie de communication. L’hôpital Douglas montre que même avec peu de moyens financiers, on peut faire de l’excellente communication sur le Web. Il suffit d’avoir de l’audace (l’appui de la direction aide aussi) et de s’intéresser au Web 2.0. Je salue les initiatives de cette équipe qui permet à des médecins de bloguer, qui utilise la baladodiffusion et qui s’aventure dans la publication de communiqués de presse pour les médias sociaux. Leurs efforts doivent servir d’exemple.
Muriel Ide fait un excellent résumé de la présentation sur le blogue marketing interactif de l’Association marketing de Montréal
J’espère bien revoir les membres de cette équipe à d’autres 3eMardi/Third Tuesday et aussi à Yulbiz (le prochain se tient le 25 juin au Café Mélies). Les rencontres qu’on y fait et les échanges qui s’y déroulent sont d’une très grande utilité pour développer nos connaissances. Quelques petits conseils gratuits ne font jamais de tort.
Voici d’autres impressions des audiences de l’OCPM auxquelles j’ai assisté.
J’ai bien vite constaté que le rapport qu’allait rédiger et déposer l’Office ne serait pas décisionnel. Donc l’administration municipale pourra disposer du projet comme bon lui semble. Alors à quoi servent ces consultations ? La plupart des résidents qui ont pris la peine d’assister à ces audiences ont exprimé très clairement leur doute quant à la portée du rapport qui sera déposé par l’OCPM. En un mot, ces résidents ne croient pas du tout que leurs interventions serviront à quelque chose. Alors, je répète ma question : pourquoi prendre la peine de tenir de telles consultations ? Je sais, je sais, on va me dire que certains avis ou demandes formulés par les résidents pourront être pris en compte par l’administration municipale et par le promoteur. Si tel est le cas, alors bravo. Malheureusement, les résidents à qui j’ai parlé n’en croient rien.
Il y a autre chose qui m’a frappé : l’utilisation à outrance de l’expression développement durable. Le promoteur, ses experts, les élus et les fonctionnaires ont sans cesse répété que le projet proposé serait réalisé en s’appuyant sur les principes du développement durable. Comme ça fait bien dans un discours. Or, quelques résidents assez informés ont démontré que ce n’était pas le cas. Moi même, qui ne suis pas un expert en développement durable, je voyais très bien que c’était de la poudre aux yeux. On essayait de rassurer les “bonnes gens” avec une expression à la mode. Est-ce qu’on prend les gens pour des imbéciles ?
Mon client aura besoin d’être très bien préparé lorsqu’il se présentera devant l’OCPM.
Récemment, j’ai assisté à des audiences de consultation tenues par l’Office de consultation publique de Montréal. J’y allais pour voir comment cela se déroule et pour me préparer à bien conseiller un client qui devra se présenter devant cet Office lors de consultations à venir. Ce que j’y ai vu ne me rassure pas sur la démocratie. D’un côté, un promoteur accompagné d’une armée de consultants. De l’autre, de simples citoyens, armés de bonne volonté, mais sans consultants pour les aider. Entre les deux, des représentants de l’administration municipale. Dans la salle, des élus. En avant, les commissaires de l’Office. Je me suis appliqué à observer la dynamique de communication. Rapidement, il a été clair pour moi que les élus souhaitent la réalisation du projet en question. Il faut les voir, lors des pauses, discuter avec les représentants du promoteurs, se faire la bise, rigoler : tout va très bien quoi. Et puis il y a les fonctionnaires - qui savent que les élus poussent pour le projet - et qui utilisent à profusion la langue de bois pour répondre aux questions qui sont posées par les très très simples résidents (ce n’est pas de l’ironie). Voyez-vous, j’ai assisté à une démocratie à armes inégales. D’un côté, des experts qui possèdent les connaissances techniques et qui parlent un langage non moins technique, appuyés par leurs consultants (urbanistes, architectes, ingénieurs, etc). De l’autre les résidents qui demandent des explications, mais qui comprennent peu de choses aux explications. Je suis sortie de ces soirées très perplexes. Je venais d’assister à une pièce de théâtre soigneusement réglée dans laquelle on imposait un projet à un groupe de résidents qui n’y étaient pas nécessairement opposés, mais qui avaient de réelles réticences et réserves à l’égard du projet proposé. Hum…